
Je suis quelques heures par semaine ce qu'on appelle une "dame de compagnie" pour une personne de 90 ans. Elle est ma mamie puisque je
n'en ai pas. Dimanche dernier elle a perdu son fils d'un cancer. J'ai beaucoup de mal à imaginer la souffrance dans laquelle elle est vu que je n'ai pas d'enfant. Mais ce que je peux voir c'est
que dans l'ordre natuel des choses on peut imaginer qu'à 90 ans on ne voit pas ses enfants partir avant soit ! En temps normal elle n'avait déjà pas beaucoup d'appétit et je pense que la suite va
être très très difficile. En ce moment ce qui occupe mon esprit c'est comment trouver les mots juste, comment lui autoriser l'envie de partir à son tour tout en lui montrant qu'il faut continuer
de se nourrir, de se soigner… De vivre tout simplement. Toute la semaine dernière elle était entourée de sa famille ce qui fait que je ne l'ai pratiquement pas vu mais dès lundi on se retrouvera
comme avant, toutes les deux. Je n'ai jamais eu à affronter cette situation et j'espère que le fait que je n'ai aucun problème avec la mort m'aidera à l'aider à surmonter cette peine, pire, cette
souffrance.
Jeudi 26 janvier 2012
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Publié dans : Sentiments humains
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